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Suzanne
Suzanne ou le récit de la honte
Roman
124 pages
Mercure de France, 2007

Tout le monde peut le voir qu'au lieu de me hâter je reste sur le banc assise à regarder les oiseaux picorer. Et la nuit qui s'annonce... Dans un petit moment il n'y aura plus de bruit, bientôt plus de lumière et de plus en plus d'animaux. Mais qu'on ne me voie plus dans la nuit qui avance, c'est ça qui me soulage, dit Suzanne. Puisque je ne rentre pas. Puisque je suis partie et ne fais plus partie de ce monde, des femmes, qui rentrent à l'heure le soir, à six ou sept heures, tous les soirs, après le travail et les courses ; qui retrouvent leur mari, leurs enfants, leur maison, la table et la cuisine.

Parution

Passage du témoin
Autour de Jean-Pierre Sarrazac
Études Théâtrales 56-57/2013


Passage du témoin

U.
www.christinamirjol.com

E. contact@christinamirjol.com

© Christina Mirjol 2011
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           PRIX
          THYDE MONNIER
          SGDL
           PRIX D'AUTOMNE
           2007

       
          Suzanne ou le récit de la honte
          Mercure de France

         
Prix d'automne SGDL

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Suzanne, cinquante-deux ans, licenciée pour avoir égaré un dossier, s'est assise un moment sur un banc.
Un an plus tard, Suzanne est toujours sur son banc, le "collectif des maîtres des chiens du quartier et des propriétaires ayant des fenêtres sur rue" a déposé une plainte contre cette situation incongrue, et c'est la ronde des badauds autour d'elle, des gens comme il faut qu'elle dérange mais qui viennent l'épier...

Porté par une écriture insolite, ce premier roman de Christina Mirjol est un émouvant réquisitoire contre la misère de la vie ordinaire.

Mercure de France ("quatrième" de couverture)




ECHOS

Echos


RENCONTRES

13 janvier 2014
22h
Par Ouïe-Dire
RTBF La Première
Réalisation de Pascale Tison et Pierre Devalet
Interprétation de Nathalie Cornet

Par Ouïe Dire
Nathalie Cornet



8 janvier 2009

19h30
Recontres littéraires à la Terrasse de Gutenberg.
Lecture/signature Dernières lueurs (Mercure de France)
Suzanne ou le récit de la honte (Mercure de France)
Les cris (Editions du Laquet)
Livres présentés et commentés par Carole Zalberg

Librairie La Terrasse de Gutenberg
9, rue Emilio Castelar - 75012- Paris

La Terrasse de Gutenberg


27 septembre 2007
19h
"Coup de coeur"
SGDL premiers romans pour Suzanne ou le récit de la honte (Mercure de France)

Présentation Noëlle Châtelet
Hôtel de Massa
38, rue du Fg Saint-Jacques
75014 Paris


http://www.sgdl.org/

Les naufragés


J'ai lu il y a quelques années le livre de Patrick Declerck Les Naufragés (Plon, col. Terre humaine, 2001) - un essai ethnologique et psychiatrique sur les clochards de Paris.
A propos d'un cas insoutenable de déchéance humaine, l'auteur écrit ceci :

"(...) Nous eûmes l'occasion d'analyser
ultérieurement que son fantasme inconscient était de ne pouvoir renaître (c’est-à-dire recommencer à exister narcissiquement à ses propres yeux) qu’une fois atteint le dénuement absolu."

Disons-le simplement,
cette récupération narcissique n'est pas sans lien avec le projet inconscient
de Suzanne.






























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SGDL Hôtel de Massa

PRIX
Thyde Monnier
Prix d'automne
SGDL
2007



Prix d'automne SGDL    Prix d'automne SGDL


Texte prononcé lors de la remise du prix

"Je m'appelle Suzanne, j'ai cinquante-deux ans. Cela fait bien trente-cinq ans que je travaille. Douze ans dans ce bureau. Et voilà qu’on me voit assise sans bouger sur un banc à huit heures du soir."
Ainsi commence le roman de Christina Mirjol, Susanne ou le récit de la honte.

Nous y sommes avec Suzanne, sur ce banc. Avec elle, figés dans la honte.
On ne rentre pas chez soi, n’est-ce pas, quand on a égaré un dossier, quand l’honneur est en jeu !
Elle regarde les oiseaux, Suzanne, elle parle tout haut. Pour qui ? Pour elle ? Pour nous ?
En écho à toutes les voix anonymes que Christina Mirjol fait entendre depuis toujours, cette voix-là  nous pénètre, obsédante et cependant aussi ténue, triste et maigre que les pattes d’oiseaux qui sautillent autour de son banc.

Elle est sans pathos. Elle égrène, déroutante, le ponctuel comme un personnage de Beckett.
Ce doit être ces pattes maigres d’oiseaux qui grignotent peu à peu la raison de Suzanne, et bientôt la nôtre. Jusqu’à l’immobilité absolue. Jusqu’au moment où les oiseaux n’hésitent plus à grimper sur la jambe, à sautiller dessus, à arracher, même, quelques poils…
Peut-on mourir de honte ? On peut mourir sur un banc. Sans bruit…
Me croirez-vous ? Près de chez moi, sur un banc semblable à celui-ci, sur une très charmante petite place plantée d’arbres, près d’une fontaine Wallace où elle remplit son seau, une autre Suzanne a élu domicile depuis des mois.
Je la croise chaque jour. Alors je me suis fait une promesse : quand on aura décerné son prix à Christina Mirjol pour ce roman, pour moi le plus prégnant de la rentrée littéraire, le 5 décembre précisément, quand la pluie aura cessé peut-être, j’irai offrir à cette sœur inconnue, anonyme, le livre de Christina Mirjol.
Car pour moi, la magie de la littérature c’est bien le point de rencontre entre la réalité et la fiction, la pointe aiguë et étincelante du hasard.
Un diamant.

Noëlle Châtelet



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     Dernière mise à jour Août 2017